L'autocar constitue le principal mode de transport collectif au Monténégro. Le réseau ferroviaire se limite à quelques centaines de kilomètres et ne dessert ni la baie de Kotor ni Budva, si bien que les lignes routières assurent l'essentiel des liaisons entre les villes du littoral, la capitale et les massifs du nord. Les fréquences sont élevées sur l'axe côtier et entre Podgorica et Budva.
Des services réguliers relient Podgorica et les villes côtières à Belgrade, à Sarajevo, à Dubrovnik, à Tirana, à Pristina, à Skopje et à Ljubljana. Des lignes plus longues rejoignent l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et l'Italie du Nord, portées par les communautés originaires des Balkans installées en Europe occidentale. Depuis la France, aucune desserte quotidienne directe n'est établie toute l'année, et le trajet impose une correspondance en Italie, en Slovénie ou en Serbie, pour une durée qui dépasse vingt-quatre heures.
Chaque ville dispose d'une gare routière, l'autobuska stanica, où les billets s'achètent au guichet peu avant le départ. Une petite taxe de gare s'ajoute au prix du titre de transport et les bagages placés en soute font l'objet d'un supplément d'environ un euro par pièce. Le paiement en espèces reste la norme dans les petites stations, même si la vente en ligne progresse sur les grands axes.
Le parc est hétérogène, des autocars récents et climatisés côtoyant des véhicules nettement plus anciens. Les distances paraissent courtes sur la carte, mais le relief allonge sensiblement les temps de trajet. Il faut compter environ deux heures entre Podgorica et Kotor, autant entre Podgorica et Kolasin, et près de quatre heures pour rejoindre Zabljak, au pied du Durmitor.
Les lignes internationales marquent un arrêt à chaque poste-frontière, où les passagers présentent leurs documents d'identité. L'attente varie de quelques minutes à plus d'une heure en haute saison, notamment aux points de passage vers la Croatie et vers la Serbie. Ces délais ne figurent pas dans les horaires affichés.