Les citoyens de l'Union européenne entrent au Monténégro sans visa pour un séjour touristique. La carte nationale d'identité en cours de validité suffit pour un séjour n'excédant pas trente jours. Au-delà, le passeport devient nécessaire, dans la limite de quatre-vingt-dix jours de présence. Les autorités françaises signalent que les cartes d'identité délivrées entre 2004 et 2013 restent juridiquement valables cinq ans après la date inscrite, tout en recommandant le passeport pour éviter une difficulté au contrôle.
Un séjour supérieur à quatre-vingt-dix jours suppose une demande de titre auprès des autorités monténégrines, adossée à un motif précis tel que le travail, les études, le regroupement familial ou la propriété d'un bien immobilier. Le passeport doit alors rester valable au moins trois mois après l'expiration du titre sollicité.
Tout étranger doit être enregistré auprès de la police dans les vingt-quatre heures suivant son arrivée. Les hôtels et les résidences de tourisme accomplissent cette formalité automatiquement et remettent un justificatif, la bijela karta. Un voyageur logé chez un particulier ou dans un appartement loué de gré à gré effectue lui-même la démarche auprès de l'office du tourisme local ou du service des étrangers. Le défaut d'enregistrement expose à une amende dont le montant démarre autour de soixante euros.
Un mineur français voyageant sans ses parents relève des règles françaises d'autorisation de sortie du territoire, auxquelles s'ajoute la vérification opérée à l'entrée au Monténégro. Les chiens et les chats doivent être identifiés par puce électronique, vaccinés contre la rage et accompagnés d'un passeport européen pour animal de compagnie.
Toute entrée ou sortie de sommes supérieures à 10 000 euros fait l'objet d'une déclaration écrite, avec justification de l'origine des fonds. Le pays ne fait pas partie de l'union douanière européenne, ce qui implique des franchises limitées sur le tabac et l'alcool ainsi qu'un contrôle effectif des marchandises aux points de passage. Les conseils aux voyageurs publiés par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères font foi et sont mis à jour régulièrement.