Ecoles et enseignement au Monténégro

Organisation du système scolaire

L'enseignement monténégrin comprend un préscolaire facultatif, une école fondamentale de neuf années obligatoire à partir de six ans, puis un cycle secondaire de trois ou quatre années. Le lycée général, le gimnazija, prépare aux études supérieures, alors que les filières professionnelles conduisent plus directement au marché du travail. L'instruction est gratuite dans le secteur public.

Langues d'enseignement

Le monténégrin sert de langue d'enseignement, avec un usage parallèle des alphabets latin et cyrillique. Des écoles dispensent les cours en albanais dans les municipalités d'Ulcinj, de Plav et de Tuzi, où réside une minorité albanaise nombreuse. L'anglais s'apprend dès l'école fondamentale et une seconde langue étrangère s'ajoute au secondaire, le plus souvent l'italien, l'allemand ou le français.

Enseignement supérieur

L'université du Monténégro, fondée en 1974 et implantée à Podgorica, Niksic, Kotor et Cetinje, reste le principal établissement public. Elle réunit des facultés de droit, d'économie, de génie, de médecine, des écoles d'art à Cetinje et une faculté de tourisme et d'hôtellerie à Kotor. Deux universités privées, l'université méditerranéenne et l'université Donja Gorica, complètent l'offre à Podgorica. Le pays participe au processus de Bologne, ce qui facilite la reconnaissance des diplômes en Europe.

Scolarisation des enfants étrangers

Les familles installées durablement inscrivent en général leurs enfants dans le public, ce qui suppose une acquisition rapide du monténégrin pour les plus jeunes. Quelques établissements internationaux privés, concentrés à Podgorica et à Tivat, proposent un cursus en anglais suivant le programme britannique ou le baccalauréat international. Aucun lycée français ne fonctionne dans le pays, et les familles attachées à un cursus homologué recourent aux cours par correspondance du Centre national d'enseignement à distance.

Résultats et difficultés

Les évaluations internationales placent les élèves monténégrins sous la moyenne des pays de l'OCDE en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences. Le pays conduit depuis plusieurs années des réformes de programmes et de formation des enseignants, dans un contexte budgétaire contraint et de forte émigration des diplômés.